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Psychogénéalogie | Psychanalyse Transgénérationnelle

SILO 8 — PRATICIENS, FORMATIONS & RESSOURCES

22 juin 2026 à 12:24:00

Comment choisir son thérapeute transgénérationnel ?

Choisir un thérapeute, c'est l'une des décisions les plus importantes qu'on puisse prendre dans un parcours de soin psychique. Et dans le domaine de la psychogénéalogie et du travail transgénérationnel, ce choix mérite une attention particulière — parce que le champ est moins régulé que la psychologie clinique classique, parce que les profils de praticiens sont extrêmement variés, et parce que le travail qu'on y fait touche à des zones sensibles qui demandent un cadre et une éthique solides.

Voici les critères que je recommande d'examiner avant de s'engager dans un suivi.

La formation : le critère non négociable

La première question à poser à tout praticien en psychogénéalogie : quelle est votre formation ? Une formation sérieuse dans ce domaine dure plusieurs années, inclut une supervision clinique régulière (l'accompagnement par un praticien expérimenté sur ses propres cas), et s'appuie sur des références théoriques solides. Elle n'est pas forcément un diplôme d'État reconnu — la psychogénéalogie n'est pas une spécialité médicale officielle — mais elle doit être substantielle, vérifiable, et ancrée dans des courants théoriques sérieux.

Méfiez-vous des praticiens formés en quelques week-ends, ou dont la "formation" consiste essentiellement en une autoformation à partir de livres. Ce n'est pas suffisant pour accompagner des personnes dans un travail qui peut toucher à des zones très chargées psychiquement.

L'expérience clinique

Combien d'années pratique-t-il ce type d'accompagnement ? Combien de personnes a-t-il accompagnées ? A-t-il une expérience particulière avec des problématiques proches de la vôtre ? Ces questions sont tout à fait légitimes à poser avant de commencer. Un praticien sérieux y répondra avec transparence.

Son propre travail personnel

Un thérapeute qui n'a pas fait son propre travail est une personne qui accompagnera les autres avec ses propres angles morts. Dans le domaine transgénérationnel plus que partout ailleurs, le praticien qui n'a pas exploré son propre arbre, qui ne connaît pas ses propres loyautés et ses propres blessures, risque de projeter ses propres contenus sur les patients. La question "avez-vous vous-même fait un travail sur votre histoire familiale ?" est parfaitement légitime — et la réponse est révélatrice.

La première séance comme test

La première séance est l'occasion de tester la relation. Est-ce que vous vous sentez en sécurité ? Est-ce que le praticien vous écoute vraiment, ou est-ce qu'il "performe" ? Est-ce que ses interventions vous semblent pertinentes et ajustées à ce que vous avez dit ? Est-ce que le cadre est clairement posé — durée des séances, fréquence, confidentialité, modalités d'arrêt ? Ces éléments sont tous des indicateurs de sérieux professionnel.

Les signaux d'alarme à ne pas ignorer

Certains comportements doivent alerter. Un praticien qui vous donne des "révélations" sur votre arbre sans base factuelle sérieuse. Un praticien qui vous décourage de voir d'autres professionnels de santé. Un praticien qui entretient une relation de dépendance plutôt que d'autonomisation. Un praticien qui fait des promesses de guérison rapide. Un praticien dont les honoraires sont flous ou variables. Ces signaux ne sont pas nécessairement rédhibitoires isolément — mais leur accumulation doit conduire à changer de praticien.

Mots-clés : choisir thérapeute, psychogénéalogie, formation, critères, transgénérationnel, éthique, signaux d'alarme, première séance, qualité

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