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Psychogénéalogie | Psychanalyse Transgénérationnelle

SILO 7 — GUÉRISON, RITUELS & TRANSFORMATION

22 juin 2026 à 12:27:00

Se réapproprier son prénom

Nous avons vu, dans la thématique des outils pratiques, que le prénom est l'un des premiers indices à explorer dans un travail psychogénéalogique. Mais il y a un travail qui va plus loin que l'exploration : la réappropriation. Se réapproprier son prénom, c'est cesser de le porter comme un fardeau ou comme le vêtement de quelqu'un d'autre — pour commencer à l'habiter vraiment, à le revendiquer comme sien, à lui donner le sens qu'on choisit plutôt que celui qu'on a reçu sans le choisir.

Ce travail est particulièrement important pour toutes les personnes qui ont un prénom chargé — celui d'un ancêtre mort, celui d'un enfant de remplacement, celui qui portait une attente trop lourde, celui qu'on n'a jamais vraiment aimé, celui dont on a essayé de se débarrasser en adoptant un surnom ou un diminutif. Ces prénoms-là méritent d'être regardés en face — et réinvestis consciemment.

Pourquoi certains prénoms ne sont pas habités

Un prénom n'est pas habité quand la personne qui le porte n'y est pas vraiment. Quand il appartient plus à l'histoire familiale qu'à la personne présente. Quand on se reconnaît mal dedans — comme si ce prénom était la définition de quelqu'un d'autre, pas de soi. Cette inhabitation du prénom est souvent le signe d'une identité construite pour la famille plutôt qu'à partir de soi-même — ce prénom qui a été choisi pour signifier quelque chose dans l'économie familiale, pas pour nommer qui on est vraiment.

L'exploration du prénom : d'où vient-il ?

La première étape de la réappropriation est l'exploration. Pourquoi ce prénom ? Qui d'autre le portait dans la famille ? Qu'est-ce que ce prénom signifiait pour ceux qui l'ont choisi ? Y a-t-il un ancêtre derrière ce prénom — et si oui, quel ancêtre ? Qu'est-ce qu'on sait de lui ? Qu'est-ce que ce prénom était censé perpétuer, honorer, ou réaliser ?

Cette exploration peut révéler des choses surprenantes — une charge que personne n'avait nommée, une attente implicite qu'on portait sans le savoir, un ancêtre dont l'ombre occupait une partie de l'identité. Et dans cette révélation, quelque chose peut commencer à se dénouer.

Le rituel de réappropriation

Il existe plusieurs façons de réapproprier son prénom symboliquement. L'une des plus puissantes est de se dire son prénom à voix haute — à soi-même, face à un miroir, avec l'intention consciente de le recevoir comme sien. Pas comme le prénom de l'ancêtre. Pas comme la définition qu'on en a fait pour la famille. Mais comme le nom de la personne qu'on est, telle qu'on se choisit aujourd'hui.

On peut aussi explorer l'étymologie du prénom — ce qu'il signifiait à l'origine, avant que la famille y projette ses propres significations. Et souvent, le sens original du prénom résonne différemment, plus librement, que l'usage qu'on en avait fait. Se réapproprier son prénom dans son sens original peut être une façon de revenir à une identité plus ancienne et plus libre que celle que la famille avait définie.

Mots-clés : prénom, réappropriation, psychogénéalogie, identité, ancêtre, rituel, libération, transmission, prénom de remplacement, transgénérationnel

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