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Comment savoir si on a fait son deuil ?

  • Photo du rédacteur: Cedric Aupetit
    Cedric Aupetit
  • 11 nov. 2025
  • 2 min de lecture

Comment savoir si on a fait son deuil ?
Comment savoir si on a fait son deuil ?

Le deuil est un processus profondément personnel qui suit la perte d'un être cher. Mais comment distinguer un deuil qui évolue normalement d'un chagrin qui s'enlise ? Reconnaître les signes d'un deuil achevé permet de reprendre pied dans la vie tout en honorant la mémoire du disparu.


Les signes révélateurs d'un deuil accompli


Plusieurs indicateurs témoignent d'une avancée significative dans le processus de deuil. Vous pouvez évoquer la personne disparue sans être submergé par une vague d'émotion incontrôlable. Les souvenirs deviennent source d'apaisement plutôt que de douleur aiguë. Votre quotidien reprend un rythme stable : le sommeil se régularise, l'appétit revient, et vous retrouvez l'envie de vous projeter dans l'avenir.

Un autre signe majeur : vous parvenez à réinvestir vos relations sociales et vos activités sans culpabilité. Le sentiment que la vie peut continuer, différemment mais pleinement, s'installe progressiellement. Vous acceptez la réalité de la perte sans chercher constamment à la nier ou à négocier avec elle.


Comment savoir si on a fait son deuil ? Les étapes clés.


Pour déterminer où vous en êtes dans votre cheminement, observez votre relation à la perte. Elisabeth Kübler-Ross a identifié cinq phases : le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l'acceptation. Ces étapes ne sont pas linéaires et peuvent se chevaucher ou revenir cycliquement.

L'acceptation ne signifie pas l'oubli, mais la capacité à intégrer l'absence dans votre nouvelle réalité. Vous reconnaissez que la douleur fait partie de votre histoire sans qu'elle définisse entièrement votre présent. Les dates anniversaires restent sensibles, mais ne vous paralysent plus pendant des semaines.


La dimension transgénérationnelle du deuil


Le travail de deuil peut être compliqué par des héritages familiaux inconscients. Les deuils non résolus dans les générations précédentes créent parfois des loyautés invisibles qui entravent notre propre processus. Une famille où la tristesse n'a jamais pu s'exprimer transmet implicitement l'interdiction de pleurer.

Ces schémas transgénérationnels se manifestent par des blocages émotionnels inexpliqués, une incapacité à lâcher prise ou des réactions disproportionnées face à la perte. Explorer l'histoire familiale avec un thérapeute spécialisé en psychogénéalogie peut révéler ces nœuds transgénérationnels et libérer le chemin vers un deuil apaisé.


Quand s'inquiéter et demander de l'aide ?


Certains signaux indiquent un deuil compliqué nécessitant un accompagnement professionnel. Une détresse intense persistant au-delà d'un an, l'isolement social total, des pensées suicidaires récurrentes ou une incapacité totale à fonctionner au quotidien justifient une consultation.

Le deuil pathologique se caractérise aussi par un refus obstiné d'accepter la réalité de la perte, une identification excessive au défunt, ou au contraire, une absence totale d'émotion. Les troubles du sommeil chroniques, l'abus de substances ou les symptômes dépressifs sévères requièrent une intervention thérapeutique.


Respecter votre propre rythme


Chaque parcours de deuil est unique. Certaines personnes trouvent un nouvel équilibre en quelques mois, d'autres nécessitent plusieurs années. L'important n'est pas la vitesse mais la direction : progressez-vous, même lentement, vers une forme d'apaisement ?

Accordez-vous la permission de vivre votre deuil sans comparaison ni jugement. Les rituels commémoratifs personnels, les groupes de parole ou la thérapie constituent des ressources précieuses pour traverser cette épreuve. Faire son deuil ne signifie pas tourner la page, mais apprendre à écrire un nouveau chapitre où l'amour persiste malgré l'absence.

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